Les onze Fontaines

Promenade au fil de l’eau

Surnommée « la petite Suisse provençale », Méounes offre fraicheur et verdure même dans les périodes les plus chaudes. L’eau est ici omniprésente avec ses trois cours d’eau (le Gapeau, le Naï et la Lône) ainsi que de nombreuses fontaines et lavoirs.

Nous vous proposons de découvrir le centre de Méounes à travers ces nombreux points d’eau.

 

Place de la mairie

Fontaine de Prestige la plus récente, construite en 2004. Elle est surmontée d'une vasque. Cette fontaine à quatre canons verticaux déverse son eau dans un bassin de forme ronde.

Puisqu’elle est récente, elle est la seule à posséder un circuit fermé. Son eau n’est pas potable. Toutes les autres fontaines du village puisent leurs eaux à la source. Cependant, elles ne sont pas traitées.

Au pied de la mairie, ancienne maison bourgeoise du XIXème siècle réhabilitée, la Lône coule sous les voûtes en pierre et traverse de nombreux jardins privés.

Le long de la départementale où la circulation est abondante, sur le trottoir, une simple fontaine de quartier, adossée au mur, à canon unique. On aperçoit d'ici le clocher d'inspiration romane, singulier pour la région où le campanile est généralement en fer forgé.

 

La Montée des Anciennes Ecoles

Le lavoir, qui se situe en contrebas de la montée, s'appelle l'Espancier. On peut encore y descendre et imaginer les femmes qui y lavaient le linge le long du parapet en pierre.

 

Place des Anciennes Ecoles

Fontaine de prestige classée appelée fontaine des quatre saisons: quatre masques représentant les saisons reversent leur eau dans un bassin Renaissance aux formes élégantes. Elle est surmontée d'un panier d'abondance et alimente le jet d'eau de la place de l'église.

A côté de cette fontaine, on peut voir la superbe façade classée de la "Maison des Têtes". Le sculteur marseillais Aldebert (Bourse du travail à Marseille) qui habitait cette maison est l'auteur des médaillons (1863). On y reconnait Pomone, déesse des fruits et Marius, Général romain. Cette demeure datant de 1767 présente les particularités des maisons provençales: tuiles canal, génoise à deux rangs, symétrie des fenêtres en façade, volets à persiennes. La porte en bois massif encadrée de pierres de taille, le heurtoir et les éléments de ferronnerie rajoutent à la richesse de cette façade.

 

Grand Rue

Cette rue est la voie principale du village jusqu'à l'époque napoléonienne au milieu du XIXème siècle.

Fontaine à la Marianne. C'est une fontaine de prestige à socle, à un seul canon sculpté représentant Marianne. Elle a pris maintenant la fontion de fontaine de quartier mais se situe sur l'ancienne voie principale du village, d'où son appellation de fontaine prestige.

Au bout de cette petite impasse de la Grand Rue, un lavoir, appelé par les anciens « le Poidou ». On y voit toujours les pierres où les femmes lavaient. En se penchant un peu, on aperçoit les petits ponts de pierre voûtés qui relient les maisons aux jardins

Borne fontaine de quartier de style moderne qui remplace une borne fontaine en fonte cassée par un véhicule. Sur le même trottoir, un peu plus loin, la maison Napoléon: c'était une auberge au XVIIIème siècle qui a accueilli la mère et les soeurs de Napoléon. Lui-même leur rendit visite plusieurs fois.

 

Impasse Saint-Esprit

Au début du XXème siècle, deux magnaneries (élevage de vers à soie) existaient, dont une rue Saint-Esprit. Les mûriers étaient nombreux à Méounes, on y élevait les "bombyx" dont les cocons étaient envoyés ensuite à Lyon pour en faire de la soie.

De la place Vieille (ancienne place du village car au Moyen-âge, le village était situé sur cette colline, protégé par un château-fort aujourd’hui disparu) : une calade (pierre calée) peut aussi vous faire grimper par la rue Saint Antoni jusqu’à la chapelle Saint-Michel ou même jusqu’à la Vierge du château d’où une vue imprenable sur les toits du village s’offre à vous.

Rue Basse

Adossée au mur d'une maison, une fontaine de quartier à canon unique dite"du Pleureur". Elle se nomme ainsi car autrefois, un saule pleureur était planté contre cette maison.

Fontaine et lavoir de la Croix. Ils se nomment ainsi en référence à la croix bénie par Monseigneur Belsunce, évêque de Marseille, au cours d'une mission terminée le 23 novembre 1738. Elle était placée à la limite du village, la rue basse étant alors la rue principale. C'est la fontaine de quartier à canon unique. Elle est accolée à un abreuvoir.

 

Un joli lavoir ombragé longe la route de Toulon.

Un peu plus bas sur la route de Toulon, à l’emplacement de la Poêle d’Or, se situait une usine à sumac. Le sumac est un arbrisseau utilisé en teinturerie et on le trouve encore aujourd’hui en abondance dans la campagne environnante.

En face du lavoir commence le chemin du Naï réputé autrefois pour ses écrevisses.

Route de Toulon

Dans un petit renfoncement, à gauche, on trouve une belle fontaine (la plus belle selon les anciens). C'est une fontaine de quartier de style adossée, à un seul canon. Elle se trouve à côté d'un ancien moulin à huile. Les méounais y apportaient leurs olives pour obtenir de l'huile.

A droite, le lavoir.

Au début du XXème siècle, il y avait un étable à cet emplacement et un ruisseau y coulait. En 1934, le maire, Monsieur Charlois, achète ce terrain sur lequel il fait construire le lavoir et les toilettes avec lavabos pour hommes et femmes, une grande révolution pour les villageois d'alors. C'est en cette année 1934 que le maire installe le tout-à-l'égout dans le village, progrès qui n'arrivera que bien plus tard dans les autres communes. le lavoir actuel a été restauré et est surmonté d'un auvent forgé. Il longe la montée des Ormeaux. Au début du XXème siècle, la route principale montait par cette voie et continuait le long de la Grand Rue. En contrebas, à droite du lavoir, on surplombe une cascade de la Lône.

 

La Place de l’église

Le long de la route départementale, une fontaine de quartier à fût carré avec bulbe et avec un seul canon. Cette fontaine a été déplacée aux alentours de 1937. A l'origine, elle était située face au presbytère.

Derrière l'église, longeant la route de Signes, fontaine de prestige à socle, fût carré avec bulbe et un seul canon, rejetant l'eau dans le bassin de forme travaillée. Beaucoup de personnes viennent encore remplir des bidons à cette fontaine. 

A deux kilomètres environ, sur la Route de Signes, coule parfois une petite cascade, « l’escoum pissadou », dont les eaux longent la route et se jettent alors dans un tunnel voûté qui traverse souterrainement la place de l’église.

Sur cette place trône une fontaine de prestige ronde, à un canon vertical dont le jet d'eau se jette dans un bassin de grande dimension. Son eau vient de la surverse de la fontaine située Place des Anciennes Ecoles.

A proximité se situe l’ancienne mairie. Le balcon en fer forgé peu présent dans les villages provençaux témoigne de son importance passée, ainsi que les ornements sculptés en bas-relief et l’encadrement remarquable de la porte.

Fontaine à la Marianne

Fontaine des quatres saisons