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Il y a 96 ans .....

Nous étions rassemblés, nombreux, et malgré une pluie persistante, pour commémorer le 96ème anniversaire de la fin de la guerre de 1914/1918, le 11 novembre 1918.

A cet évènement est couplée la volonté nationale  de commémorer pendant 4 ans les 100 ans de cette guerre. Cette initiative peut surprendre: on commémore habituellement les armistices mais  on ne glorifie pas les entrées en guerre, il faut donc trouver les motivations ailleurs; c’est la volonté de rassembler les belligérants d’hier, amis aujourd’hui pour porter un message de paix ; c’est la volonté de passer de la mémoire à l’histoire ; c’est la volonté  de relater l’histoire de cette période, l’histoire de ces soldats sacrifiés, au nom de la paix.

Méounes s’est associé à cette volonté et de jeunes Méounais nous ont relaté l’histoire de deux jeunes hommes de notre village, morts en 1914, dès les premiers jours de combat, sur le même champ de bataille, à Péronne, dans la Somme :

BAGNOL Marius, Laurent (Méounes 24/03/1886 – Péronne 28/08/1914)

BARJOLLE Paul, Louis, Marius (Méounes 11/01/1884 – Péronne 28/08/1914)

 

Dans les premiers jours de la Grande Guerre, deux enfants de Méounes vont connaître un destin identique.

Nés l’un et l’autre à Méounes, Marius, Laurent BAGNOL et Paul, Louis, Marius BARJOLLE tomberont au combat le même jour, le 28 août 1914 devant PERONNE, sur la Somme.

Marius, Laurent BAGNOL est né le 24 mars 1886. Il est marié à Eugénie et a deux enfants. Il est cultivateur et habite Rue des écoles.

Paul, Louis, Marius BARJOLLE est né à MEOUNES le 13 janvier 1884. Il est cultivateur et vit à OLLIOULES.

Rappelés au titre de la mobilisation générale du 2 Août,  Marius BAGNOL et Paul BARJOLLE rejoignent immédiatement VILLEFRANCHE sur Mer. Là, avec l’aide de son régiment – parrain, le 27 Bataillon de Chasseurs Alpins, se constitue leur régiment d’affectation, le 67 ° Bataillon de Chasseurs Alpins.

Après une courte (mais que l’on devine intense) période d’instruction et d’entraînement, le Bataillon embarque sur train le 21 août, direction les Vosges. A peine arrivé, le Bataillon rembarque direction AMIENS, qu’il rejoint dans la nuit du 26 Août. Dans cette région, la situation est devenue brusquement critique suite à nos défaites en Belgique et en Artois : il s’agit maintenant de couvrir le déploiement de la  6° Armée du Général MAUNOURY mise en place en urgence pour s’opposer à l’avance rapide des forces du Maréchal VON KLÜCK vers PARIS. Là, devant PERONNE, le Bataillon va connaître son baptême du feu dans des conditions particulièrement difficiles, sans soutien de l’artillerie qui n’a pas encore pu débarquer, contre des forces largement supérieures en nombre et lancées en pleine offensive.

Le 67° Bataillon de Chasseurs Alpins remplira sa mission délicate. Il saura disputer pied à pied la ville de PERONNE et ses ponts sur la Somme tout au long de la journée du 28 Août. Il saura aussi, quand l’ordre lui parviendra en fin de journée,  rompre le combat et se replier, ce qui lui permettra ensuite, quelques jours plus tard, de participer à sa place, à la victoire sur la Marne (du 6 au 9 Septembre 1914).

C’est durant cette journée particulièrement difficile et où les pertes furent lourdes (le Bataillon perdit près de la moitié de ses effectifs, soit 500 hommes  entre tués et blessés) que tombèrent nos concitoyens, les soldats Marius, Laurent BAGNOL et Paul, Louis, Marius BARJOLLE.