L'HISTOIRE DU VILLAGE
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NOTRE HISTOIRE

Origine du nom.

Datant de l'époque gallo-romaine, le terme de "Méounes" viendrait du celte "Mel", nom désignant les belles collines boisées du territoire puis, à la vue d'une abeille butinant sur les romarins sauvages, les romains auraient nommé le lieu "Melna" qui signifiait alors miel ou déesse mellifère.

"Les Montrieux" littéralement "mons" (montagne) rivus (ruisseau)" tirent leur nom des nombreux ruisseaux qui parcourent les collines.

L’origine exacte du nom de Méounes est discutée. On a vu son origine dans le nom de la déesse romaine Mellona, protectrice des abeilles et des ruches. Il existe également un “mel”, slave ou celte, signifiant “argile blanche ou “craie”.

Le nom Melno apparaît pour la première fois en 965, dans un cartulaire de l’abbaye de Saint Victor et désignait une dépendance de la “villa” de Fiossac, à la  Roquebrussanne. 

Melno devint Melna, puis Meuno, Meaune, Méounes. L’ajout “lès Montrieux”( du latin “montis rivis”: “ les monts aux ruisseaux “), est très récent.

Premier peuplement

Les premières traces d’implantation humaine à Méounes remontent à la préhistoire. En attestent les outils en pierre taillés retrouvés dans les cavernes ou grottes aux alentours du village.

Dans l’antiquité, la région était occupée par de nombreuses tribus Ligures: le peuple autochtone était celui des Camactulici. Entre le VIIIème et le vème siècle av.JC, les Ligures seront absorbés par les nations celtes . On parle alors de Celto-Ligures, à leur tour absorbés, ou “pacifiés” par les romains à partir du Ier siècle av.J.C.

Méounes gallo-romaine.

Pour la période gallo-romaine, on a découvert des vestiges autour de chapelles Saint Lazare et Saint Michel, dont le plus spectaculaire est une pierre d’autel dédié à Jupiter. L’ancien sanctuaire païen dont il faisait partie a probablement été modifié et christianisé vers le Vème siècle, devenant ainsi la Chapelle Saint Lazare.

Invasions…

A partir de 412, les Wisigoths et Ostrogoths envahissent la Provence et y fondent un royaume vers L’an 500. La Provence sera conquise par les Francs moins de quarante ans plus tard. Au VIIIème siècle, ce sont les Sarrasins qui mettent à sac la région et y installent des postes fixes le long de la côte, qu’ils tiendront une centaine d’années.

Il y a peu de chances que Méounes ait échappé aux dévastations qui accompagnent ces conquêtes successives.C’est probablement pour cette raison que les méounais se retranchèrent derrière les murs du castrum construit au sommet de la colline de la vierge.

La statue que l’on peut y voir de nos jours porte d’ailleur le nom de Notre Dame du Château. Il est fait mention de ce château dès l’an mil.

...et seigneurs.

Les seigneurs de Méounes n’ont laissé que peu de traces. Le premier cité dans les textes est Stabilis de Melna, en 1035. Ces descendants apparaissent parmis les bienfaiteurs de la Chartreuse de Montrieux au XIIIème siècle. C’est à cette époque que la lignée des seigneurs de Méounes semble s’éteindre et que le domaine revient aux seigneurs de Signes, auxquels elle est apparentée.

En 1230, Guillaume de Signes vend la seigneurie de Méounes à l’évêque de Marseille qui en acquiert les droits comtaux en 1263.

De cette date jusqu’à la Révolution, Méounes appartiendra aux évêques de Marseille, qui en sont les seigneurs temporels.

En 1263, on compte à Méounes 70 foyers, mais seulement 18 en 1471.

La gestion de la communauté est assurée par des syndics, assistés de consuls pour certaines affaires.Ils forment une sorte de conseil municipal, et ce depuis au moins 1174.

Concernant le château lui-même, il est confié à la garde d’un “castlan”. Le château et ses gardiens sont cités jusqu’au XIVème siècle. Cependant, dès la fin du XIVème siècle, l’habitat commence à descendre sur les pentes de la colline et le castrum finira par être abandonné. Il est probable qu’il a servi de carrière de pierres pour construire les nouvelles maisons du village.

Quelques pans de muraille de l’ancien castrum sont toujours visibles sur le versant est de la colline. 

En 1482, Charles du Maine, comte de Provence, étant mort sans héritiers, la Provence échoue à Louis XI.

Combats et guerres de religions.

En 1536, lorsque l’empereur Charles Quint envahit la Provence, le connétable de Montmorency chargé par François 1er de défendre la Provence, y applique le “gast” et ruine le pays. Les paysans prennent alors les armes pour repousser l’envahisseur. Les “italiens” sont défaits.

En 1545, à la suite d’un arrêt du Parlement de Provence , les vaudois de Mérindol , de Cabriès et d’une trentaine de villages avoisinants sont massacrés, prémisses aux guerres de religions qui ne tarderont pas à ensanglanter le pays tout entier. Il ne semble pas y avoir eu de communauté réformée à Méounes-comme en en trouve à Tourves ou à Cuers- mais au contraire un sentiment catholique fort, les méounais prenant plutôt le parti des carcistes créé par Jean de Pontevès, comte de Carcès et catholique fanatique.

C’est donc pendant une période particulièrement sombre et troublée que l’église de Méounes est édifiée en 1540.

 

Le déperchement de l’habitat put s’achever à la fin du XVIème ou au début du XVIIème siècle.En 1698, on compte à Méounes 1482 foyers.

A partir du XVIIème, tout en restant essentiellement agricole,le village développe des industries: moulins à blé et à huile, moulin à sumac, tuileries, distillerie, papeteries le long de Gapeau. Le village s’étend en arc de cercle autour de la colline de la Vierge et le long de la Lone.

Encore une invasion.

En 1707 puis 1746, les armées Austro-Sardes assiègent Toulon et pillent les campagnes environnantes.

Méounes n'échappera pas à ces exactions.

EVOLUTION

LE TRACE URBAIN

Les voies du centre village n'ont sensiblement pas changé. Leur tracé pittoresque a su être préservé jusqu'à aujourd'hui.

A l'époque napoléonienne, la Grand'Rue constituait la voie principale, le coeur du village. Cet axe nord sud traversait la commune. Des axes secondaires est-ouest reliaient les différents points du centre de Méounes.

Les tracés de la montée des Anciennes Ecoles, des rues du Four, rue Basse, ruelle de l'Anglade, rue Blanquet, impasse St Esprit sont déjà visibles.

Les places présentes aujourd'hui existaient déjà: l'espace public s'élargissait au niveau de l'actuelle montée des Anciennes Ecoles, l'église St Eutrope était entourée d'un vaste espace non construit, l'actuelle place du village.

La place Vieille était également présente.

UN CŒUR DE VILLAGE PRÉSERVÉ

A l'époque Napoléonienne, les premières constructions qui constituaient le village n'existent plus.

Déjà le centre village présente en grande partie sa morphologie actuelle.

Le bâti s'organise principalement entre deux axes nord-sud, comprenant la voie dite royale.

Les principaux édifices religieux, éléments fédérateurs du village, sont présents: l'église St Michel et l'église St Eutrope autrefois appelée Notre Dame de Méounes.

Aujourd'hui, le bâti situé sur l'actuel Grand'Rue a peu changé, tout comme au niveau de la rue du Four et de la montée des Anciennes Ecoles alors nommée rue de l'Eglise.

Le changement marquant dans l'organisation morphologique réside dans l'implantation d'un nouvel axe, fractionnant le village en deux parties. Alors que la partie Est a sensiblement peu évoluée, de nouvelles constructions se sont développées côté Ouest, aux alentours de l'église St Eutrope.

Les modifications s'effectuent également le long de ce nouvel axe Nord-Sud qui relie Brignoles à Toulon. Les infrastructures publiques s'installent au nord du centre village. De nouvelles constructions apparaissent également, engendrant l'étalement progressif du village.

Formation et évolution du village 

La morphologie de Méounes peut s'expliquer par les différentes étapes de sa formation : 

  • Quelques villas romaines s'implantent sur le futur site de Méounes

  • Le vieux village s'étale en gradins semi concentriques autour du castrum. Le village continue son développement à flanc de colline. Même si les constructions les plus anciennes du village ont aujourd'hui disparues, son développement concentrique en partie supérieure de la colline  est toujours perceptible. La partie la plus ancienne du centre village se trouve encore en amont de celui-ci.

  • Les dernières traces du château disparaissent, tout comme les premières maisons construites en partie haute de la colline. La partie basse continue à se développer, notamment le long de l'axe de la route de Toulon. Aujourd'hui, la départementale située au creux du relief est déterminante dans l'organisation actuelle du village.            Le centre village se développe au-delà de cette voie, son extension relativement limitée permet la préservation d'une unité villageoise à échelle humaine.

Aujourd'hui
 

L'habitat diffus se développe cependant, s'implante au sein de petites plaines ou sur les collines.

Ce développement est pratiquement invisible pour qui ne connaît pas la commune. Loin du centre village, les nouvelles constructions ne sont accessibles que par les chemins boisés, elles se perdent dans la végétation, limitant tout impact visuel et paysager.

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